le chef

Gérard CURBILLON est guitariste professionnel, professeur de guitare au Conservatoire du XVIIème arrondissement de Paris, et dirige l'orchestre de jazz du Conservatoire du XVème arrondissement de Paris depuis 1991.

Gérard est né le 16 mars 1949.

En 1969 il découvre le jazz à travers René THOMAS et est ensuite principalement influencé par Kenny BURRELL, Wes MONGOMERY, Bill EVANS, Miles DAVIS, Pat MARTINO et Georges BENSON.

Il fera ses débuts en 1972 avec Roger GUÉRIN d'abord en Big Band et, ensuite en quartet. Il jouera également avec Cat ANDERSON, Kenny CLARKE, Jean-Pierre DEBARBAT, Michel DEVILLERS, Sacha DISTEL (Trio Guitare), Frédéric SYLVESTRE, Jean-Lou LONGNON, Claude GUILHOT, Sonny GREY, Barney KESSEL, Michel ROCQUES, Alain JEAN-MARIE, Guy LAFITTE, Eddy LOUISS, Slide HAMPTON...

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sa discographie

MY ONE AND ONLY LOVE - de GÉRARD CURBILLON
(FEAT. ALAIN JEAN-MARIE)

Label : EMARCY
Date de sortie : 28/05/2002

Alapage.com
Fnac.com
Visage • Old Folks • What's New • Lou • Dany • My One And Only Love • Thomas Bossa • Atypique • Tommy
sa revue de presse

JAZZMAN
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En associant guitare électrique et piano Rhodes, le guitariste Gérard Curbillon et le pianiste Alain Jean-Marie abordent une combinaison originale, même si elle n'est pas totalement inédite depuis le très bel album "We'll Be Together Again" gravé en 1976 par Pat Martino et Gil Goldstein. Dès les premières notes, les musiciens se cherchent et se trouvent (les aigus du Fender, les graves de la guitare) pour dessiner les contours d'un Visage avec une élégance mélodique et une équilibre musical dont ils ne se départiront plus tout au long de leur rencontre. La thématique comprend six compositions originales de Gérard Curbillon, d'une belle variété de climats, et trois des plus beaux standards du répertoire : Old Folks, What's New pris judicieusement sur tempo medium et My One and Only Love interprété en solo par le guitariste donc les nuances de toucher, la subtilité des progressions harmoniques et l'inventivité des choruses seront pour beaucoup une révélation. Pour Alain Jean-Marie, la partie s'avérait périlleuse, guetté qu'il était par le piège d'une pure transposition du jeu acoustique sur l'instrument éléctrique, écueil que peu de claviéristes ont su éviter. Il s'en tire remarquablement en respectant la dynamique propre du Fender Rhodes et en exploitant le large spectre de couleurs offert par l'instrument. Bien plus, ses qualités reconnues (concisions, science harmonique et sens de la construction) trouvent ici une forme d'expression nouvelle. Au total, qu'il s'agisse de pièces recueillies, intimistes (Dany, Tommy) ou plus enjouées (Atypique, Thomas Bossa), ce dialogue reflète une complicité perpétuellement lumineuse, une justesse dans l'échange qui se conforterait en s'exposant. Comme une définition suprême du feeling...
— Stéphane Carini

 

JAZZ MAGAZINE
DISQUE D'ÉMOI

Si d'aucuns se précipitent parfois en studio avant même de savoir ce qu'ils vont enregistrer, Gérard Curbillon, lui, aura su patienter une trentaine d'années avant de s'offrir ce premier disque "personnel". Et le moins qu'on puisse penser à l'écoute de ce recueil de ballades enregistrées à quatre mains avec Alain Jean-Marie, c'est que le temps passé à jouer pour et avec les autres lui aura donné raison. Ici : quarante et une minutes de musique répartie-condensée entre originaux (six) et standards (trois), autant de moment où guitariste et pianiste semblent préférer les silences à la surenchère mélodique, l'évocation à l'exposé didactique, la fluidité aux ruptures. Ça chante (Visage, Tommy), c'est parfois dansant (Atypique), toujours proche en tous cas d'un swing à la légèreté captivante. Aux dires du leader (dont il n'est point besoin d'avoir fait une analyse musicologique approfondie du jeu pour y déceler l'influence d'un certain Kenny Burrell), "My One And Only Love" a été enregistré dans les conditions du direct, en quelques heures : n'est-ce pas au fond ainsi lorsqu'il est saisi en plein vol, que le jazz se révèle, paradoxalement, le plus pertinemment insaisissable ? Au regard de ce disque, cela se vérifie amplement et c'est, comme qui dirait, une excellente nouvelle !
— Jérôme Plasseraud

 

TELERAMA
un événement f f f f
On se rappelle le mot terrible de Nietzsche : "Méfions-nous des gens modestes, ils ont des raisons de l'être."
Le guitariste Gérard Curbillon n'en a aucune. Mettons donc sur le compte de sa sagacité le fait que, depuis trente ans qu'il accompagne toutes sortes d'artistes en studio, il n'a jamais jusqu'ici enregistré de disque sous son nom. S'estimait-il trop influencé par Kenny Burrell ? A-t-il attendu que les disques de son maître se fassent plus rares pour donner à entendre un style d'une parfaite lisibilité, quand s'éclatent partout les guitares prolixes?
Décisive a été sans doute la rencontre avec Alain Jean-Marie autour du Fender Rhodes. L'alliage de la guitare électrique et du piano électrique est périlleuse : les fréquences sont proches et tendent à se brouiller. Jean-Marie ne transpose pas au Fender son "comping" de piano, il distribue les accords autrement, comme un jeu de cartes, les renverse de telle sorte que le jeu limpide de Curbillon est accompagné par de constants gestes de tendresse. Six thèmes originaux du guitariste, trois ballades très connues, composent un disque parfait dans son émotion retenue.
— Michel Contat

 

M-la-Music.net
— Jean-Marc Grosdemouge

 

LIBÉRATION
Il n'avait jamais enregistré sous son nom. Guitariste né à l'ère yé-yé, prématurément intoxiqué par le Mersey Beat, Gérard Curbillon, connu dans l'univers de la six cordes pour sa participation au Trio Impulsion (Sacha Distel/Frédéric Sylvestre), aura attendu de fêter son cinquante-troisième anniversaire pour accoler enfin son patronyme à celui du pianiste Alain Jean-Marie sur le livret d'un CD. Beau disque en vérité, paisible, intimiste, conséquence de l'association symbiotique entre un expert du manche obsédé par la finesse du toucher (influences : Grant Green, Pat Martino...) et la sonorité moelleuse du Fender-Rhodes exceptionnellement utilisé par son comparse, habituellement hostile à l'électricité. Le tout mis au service non pas d'une poignée de standards aimablement dévidés, mais d'une demi-douzaine de compositions originales soignées, comme ce Thomas bossa à dédicace carioca-dynastique. Car le Thomas dont il est question "bossa" tellement, dit-on, qu'il est en passe de devenir aussi fin médiator que son modèle de père.
— Serge Loupien

 

en savoir plus...

Gérard CURBILLON a également participé aux enregistrements de :

  • SPEED LIMITE ( Chant du Monde) - avec T.Seffer, JL. Bucchi
  • SYNCRO RYTHMIQUE ELECTRIC LANGAGE (Disque M.N) - avec Jo Macka
  • MUSIQUES DE SCENE FRANCIS HUSTER (CD)- avec Michel Delakian
  • LAMBI (Disque M.N) - avec Louis Xavier
  • BIARRITZ (CD) - avec Michel Delakian

 

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